Si les premières archives mentionnant son nom remontent au XIVe siècle, la naissance de Stattmatten devait se situer aux environs du IXe siècle. En 1359, le village passe avec 10 autres communes de l'Uffried aux mains des barons de Fleckenstein. Une légende transmise par les générations, raconte que le village fut fondé par une famille suisse, les Heintzen, qui longeant le Rhin, fut émerveillée par la beauté du site. Elle amarra son bateau près d'une berge, un quai actif près d'une prairie verdoyante (Statt en den matten) et finit par s'y établir définitivement. L'histoire de la bourgade est étroitement liée a celle du Rhin, frontière naturelle et zone de passage des gens de guerre. Stattmatten faillit disparaitre comme d'autres villages dans les méandres des pillages, mises à sac et autres horreurs de guerre. Celle de 30 ans (1618-1648) fut la plus meurtrière et rares furent les familles qui survécurent en se réfugiant sur les îles du Rhin. Lors de la guerre de succession en Espagne (1701-1714), le maréchal de Villars, commandant les troupes du roi de France livre en 1706 une bataille importante contre les armées du Prince de Bade qui lui permit entre autre de prendre le tête du pont du Rhin à Stattmatten. Lors de l'extinction de la lignée mâle des Fleckenstein en 1720, le village passe jusqu'à la révolution aux mains du Cardinal Rohan Soubise. La population de Statmatten a payé un lourd tribu lors des 2 dernières guerres mondiales. Dans les siècles passés, la plupart des habitants vivaient de la pêche, de la batellerie et de l'agriculture. On rencontre également quelques orpailleurs qui restent dans la mémoire de chacun d'entre nous par les surnoms familiers (Hofname) tels que Goldriecke, Goldschaengel. La réforme fut instaurée en 1542


Les résultats affichés pour le village de Stattmatten en 2013
La population était de 679 personnes au 1er janvier 2013


 

CHRONIQUE DE STATTMATTEN

 

Suite des faits divers tirés des délibérations du Conseil Municipal depuis 1855

 

 

La lecture de ces lignes n’est sans doute pas toujours claire mais elles sont la copie conforme des textes originaux.

Pour mémoire, nous vous rappelons la sortie, en septembre 2002, du très beau livre «HISTOIRE ET HISTOIRES » écrit par Monsieur Joseph EHRHARD et édité par la CMDP (toujours disponible à la caisse de Sessenheim).

 

 

 

5 novembre 1855

 

Conseil Municipal :

                                  

Maire :                                              WOLFF Daniel

Adjoint :                                BOOS Joseph

« Président de séance-secrétaire » : ATZEL Paul

Conseillers :                           HEINTZ Michel, HEINTZ Frédéric, HEINTZ Paul, HEINTZ Marcel, LITTLER Joseph, SIEGFRIED *, GEILER *,STUMPF *, WOLFF Tobie

 

* Prénoms jamais mentionnés

 

 

La commune de Stattmatten est autorisée (via l’administration forestière), à la délivrance de 25 chênes « après martelage » au canton dit Winkel, Weith (?) et Hasenkopf pour la reconstruction du pont de cette commune.

….. reconstruction qui sera réalisée et mise en exécution le plutôt possible : pour qu’il soit achevé jusqu’au printemps prochain.

Le transport des matériaux nécessaires pour « la cette reconstruction » se fera par les habitants même de la commune, par voie de prestation, ayant à leur tête, le nommé BAUMGARTNER Chrétien, maître charpentier à Dengolsheim.

A ce dernier, il est alloué 35 centimes par mètre courant à ébrancher les arbres et 25 centimes par mètre courant pour les scier.

Aucun des habitants de la commune ne peut refuser ses services pour la reconstruction dudit pont ; vu que chacun en profite également.

 

8 novembre 1855

 

Le Conseil Municipal convoqué par M. le Maire à l’effet de voter un crédit supplémentaire de 12 francs 35 pour solder le buste de l’Empereur Napoléon III.

 

v  En 1855 la commune a été désignée pour pouvoir cultiver du tabac (communication de Joseph Erhardt)

 

 

2 février 1856

 

….. maçonnerie à la maison d’école et corps de garde * s’élevant à une dépense d’une somme de 29, ? 90 cts  et n’ayant rien prévu aux budgets de 1855 qu’une somme de 29 francs en sorte qu’il manque encore 4 frcs, 90 cts pour couvrir cette dépense… Considérant que les travaux dont il s’agit ont été exécuté (.) et dans l’intérêt de la commune.

Par ces motifs le Conseil Municipal vote à l’unanimité un crédit supplémentaire de la somme de 4,90 pour solder le dit mémoire et à imputer sur les fonds libres de la commune.

 

Vu le mémoire présenté par le Sr HEINTZ Paul domicilié à Stattmatten pour avoir fourni à la commune 61 sacs de barbe d’orge employé sous le plancher ** dans la salle d’école protestante se montant à une somme de 18.6 f suivant règlement de Mr l’architecte.

 

* Ce corps de garde existait déjà ! – la date exacte de la construction reste à trouver….

** Protection contre les rongeurs et isolation thermique

 

 

 

Le Maire donne connaissance des dispositions préfectorales relatives aux dépenses de l’enseignement primaire…. d’une circulaire portant sur le traitement des instituteurs, le conseil académique ayant fixé le taux de la rétribution scolaire pour l’école de Stattmatten à 0 f. 40 c. par mois.

Le Maire ajoute qu’un très grand nombre de familles, par suite des mauvaises années qui se succèdent, ne sont pas en état de payer la rétribution susdite et qu’il faudrait admettre gratuitement au moins la moitié des enfants

fréquentant les DEUX écoles…. Que si le taux devait resté fixé, un grand nombre de pères de famille n’enverraient pas leurs enfants à l’école pour être exemptés pendant le temps de la rétribution en question…

Qu’enfin ces pères de famille en leur qualité de détenteurs du bien communal ont à payer annuellement une somme de17 francs ce qui est déjà une charge assez lourde. Par ces motifs le Maire propose au conseil d’émettre le vœux que le taux de rétribution pour les écoles de Stattmatten soit fixé à 0.60 par trimestre.

…..que le traitement de l’instituteur et de l’institutrice soit pris en 1856 comme il a été pris en 1855 et années antérieures, sur les fonds libres de la caisse communale.

 

 

 

2 mai 1856

 

M. le Maire a mis sous ses yeux :

Le budget provisoire des travaux à exécuter en 1857 sur les chemins vicinaux à la charge de la commune…

….après en avoir délibéré,

affecte aux travaux sus mentionnés une prestation :

-de deux journées de travail pour chaque homme

-de deux journées de travail pour chaque cheval

-de deux journées de travail pour chaque paire de vaches

-de deux journées de travail pour chaque voiture à deux roues

-de deux journées de travail pour chaque voiture à quatre roues

…..que les travaux par prestation en nature seront exécutés dans le mois d’août 1857.

 

 

 

8 mai 1856

 

Demande d’une indemnité de Monsieur de Sury pour le pont.

…..que le pont passant par dessus la Moder, qui a été construit en 1834, sera reconstruit cette année-ci….

Que Monsieur de Sury, qui est propriétaire d’environ 430 hectares de terre et de forêt situés sur une île et aboutissant au ban de Stattmatten, fait façonner dans cette dernière année des bois, dans une ou plusieurs coupes qu’il vend aux habitants des villages environnants et dont la plupart sont obligés de passer ce pont pour chercher ces bois.

Que bien d’autres y passent encore avec leur voiture pour arriver dans leurs champs que Monsieur de Sury  leur a rendu sous titre de bail.

Que Monsieur de Sury enfin lui même, a beaucoup usé ce pont en y ayant passé en 1855 avec ses propres voitures chargées de bois de construction et de pierres dont il avait besoin pour la construction de sa maison, de ses granges et autres bâtiments.

Par ces motifs, le Maire propose au Conseil Municipal d’émettre  le vœu qu Monsieur de Sury accorde une indemnité à notre commune….

LeConseil, après en avoir délibéré, demande à l’unanimité que Monsieur de Sury s’engage à payer le Sieur Baumgartner, charpentier, le montant des frais de 600 à 700 francs, résultant de la reconstruction du pont dont il s’agit et que « chaque fois qu’il y a quelque réparation à y faire le dit sieur des frais doit tomber sur son compte »

 

 

 

30 juin 1856

 

Cahier de charge de la pêche (lettre de monsieur le Préfet)

Afin de procéder à la relocation dans la « rivière dite Moder et autres eaux qui y ont leur embouchure »

 

Article 3 de ce cahier…..La pêche sera interdite 2 mois, à savoir pour la truite et la lotte du 15 novembre au 15 janvier, le brochet, la perche, le goujon du 15 mars au 15 mai.

 

Article 4…..Il est défendu de pêcher dans toutes les saisons depuis le coucher jusqu’au lever du soleil.

 

Article 6…. Il est défendu de faucarder (couper) avant le mois de septembre les herbes flottantes et celles qui croissent sur la rivière, de barrer le mesures d’eau et les fossés qui servent de retraite aux poissons pendant le froid ou d’intercepter d’une manière quelconque aux jeunes poissons le passage des dites eaux.

 

Article 12….Chaque locataire est tenu de permettre aux autres soit en amont, soit en aval, de son lot le passage libre…. Aussi, ils ne pourront empêcher les habitants de la commune d’y rouir leur chanvre ; cependant les tas enfoncés ne pourront être chargés que de pierres ou de blocs de bois. Aussi ils ne peuvent empêcher les chevaux, bêtes à cornes et porcs des habitants, de se baigner, laver, passer et repasser la rivière dite Moder.

 

Article 14….Les locataires verseront annuellement le droit de pêche à la St Michel entre les mains de monsieur le Receveur Municipal de la commune. (Le droit de pêche s’élevait à 43.00 francs de l’année)  

 

 

25 janvier 1866

 

Les peupliers au nombre de douze, plantés des deux côtés du pont de la Moder, seront coupés ; les branches en seront façonnées en fascines pour être employées au talus du pont et les troncs en seront vendus au profit de la caisse municipale par adjudication publique.

 

Les six noyers dont l’état dépérissant a été reconnu par le Conseil municipal et marqués par lui des numéros 1 à 6 seront également vendus sur pied, par adjudication publique au profit de la caisse municipale.

 

 

8 avril 1866

 

Le Maire expose,

Que le Conseil Municipal, dans sa délibération du 7 novembre 1864, avait demandé que Messieurs de Sury Edouard, Eugène et Alfred fussent contraints de payer pour les années 1862, 1863 et 1864 une indemnité de 70frs par année aux chemins pour dégradations extraordinaires causées  aux chemins vicinaux de la banlieue de Stattmatten par suite de l’exploitation de leur forêt comme ils l’avaient payée pour les années 1857, 1858, 1859, 1860 et 1861.

Qu’aucune réponse n’ayant été faite à cette demande, une lettre en date du  18 novembre 1865 avait été adressée à la Préfecture pour rappeler cette affaire.

 

………. le Maire fait connaître au Conseil, que le 27 mars dernier, il a profité de la présence de Messieurs de Sury   à leur ferme pour leur communiquer les différents rapports et avis sus relatés et pour arranger l’affaire…….

 

Mais rien ne s’arrange, les frères ne veulent rien entendre…… le Conseil est unanimement d’avis que les Messieurs de Sury soient contraints par l’autorité compétente de payer.

Affaire à suivre….

 

19 août 1866

 

Le 6 octobre 1865 on (re)commence de grosses réparations au pont de la Moder.

Certaines parties du pont qui d’abord avaient été considérées comme pouvant encore servir, ont été reconnues hors d’usage lors de la démolition du pont.

…….. considérant que d’autres parties envisagées primitivement comme ne pouvant plus servir, ont été jugées, les travaux commencés, assez solides pour être (re) employées au pont neuf.

 

Même séance :

 

Mise en adjudication des « pierres de taille et autres», dont les « ponceaux » avaient été formés (petits ponts en pierre- il y avait jadis 9 ponceaux qui sont devenus inutiles par différentes constructions exécutées aux chemins passant par le village)

 

-          les pierres seront vendues en 11 lots dont le cube sera indiqué lors du jour de l’adjudication aux amateurs assemblés.

-          les tas de pierre seront numérotés par les soins du Maire dix jours avant l’adjudication

 

 

Même séance :

 

Le Maire expose qu’il est dans l’intérêt de la Commune de faire planter le long des chemins vicinaux de la banlieue des arbres fruitiers, opération qui ne donnerait lieu à aucune dépense vu que les arbres pourraient être extraits de la forêt communale de Stattmatten….. Reconnaissant l’utilité de la plantation, le Conseil prie les autorités compétentes d’autoriser la commune d’extraire dans la forêt communale 250 cerisiers et 100 pommiers.

……….les trous occasionnés par l’extraction seront immédiatement comblés au niveau du sol. La plantation se fera sous la surveillance du Maire.

 

Même séance :

 

Le Conseil Municipal ….. délibére sur les moyens de subvenir au manque de fourrage et de litière des habitants de Stattmatten ( figure tel quel dans le registre de délibération : il faut comprendre fourrage et litière du bétail)

‘’ Considérant  que le rendement en blé de toute sorte de la présente année met les habitants de la commune dans une position telle que sans le secours de l’administration supérieure ils seront obligés de se défaire d’une partie de leur bétail ce qui compromettrait les récoltes de l’année à venir’’

 

 

8 octobre 1866

 

- considérant que la sécheresse de l’année présente met les habitants de Stattmatten dans une position bien malheureuse : la récolte en blé a été très mauvaise, les fourrages ont manqué totalement, le peu de paille obtenue suffit à peine pour nourrir le bétail de sorte que la litière manque complètement.

- considérant que l’enlèvement des feuilles dans la forêt communale au canton Mittelgrund dit Winkel ne pourra causer aucun dommage aux bois du dit canton.

Une lettre a été adressée au Préfet – 92 habitants ont été portés sur la liste de demande et 2 personnes par famille seront autorisées au ramassage. Des journées ont été fixées pour le ramassage (le premier jeudi et le troisième jeudi de chaque mois du 1er novembre au 31 mars)

La municipalité de Stattmatten ayant convaincu ‘’Monsieur le Préfet et le Conservateur des forêts’’ que la majeure partie des terres de sa banlieue est graveleuse et demande en raison de cette nature chaque année une forte fumure, la paille ne suffisant pas, il faut l’amender de feuilles…. ;(1869)

(…….ce ramassage a été toléré par la suite jusqu’au milieu du 20ème siècle)

 

 

Le Conseil Municipal étant réuni, Monsieur le Maire présidant l’assemblée lui a donné lecture de la loi du 10 avril 1867 sur l’enseignement primaire ainsi que des instructions pour l ‘exécution de cette loi. (JulesFerry)

 

après avoir délibéré…… ;

La commune ne comptant pas 500 âmes, l’école protestante continuera à être commune aux deux sexes, qu’il sera créé dans cette école un ouvroir dont la directrice aura droit à un traitement fixe annuel de cinquante francs, lequel sera prélevé chaque année sur les fonds ordinaires libres de la commune.

Le conseil rejette la gratuité absolue et émet le vœu de continuer dans la voie dans laquelle on est rentré quant à la fixation de la rétribution scolaire et à celle du traitement de l’instituteur protestant et de l’instituteur catholique.

…….que chaque père de famille possède un lot de terres communales composé de x ares, moyennant il peut subvenir aux premiers besoins de la famille….(cette rétribution scolaire s’élevait à 0.60 francs par mois pour les élèves non abonnés et la somme de 3.30 francs par an pour les élèves abonnés)

Cours pour adultes : le maire représente l’utilité incontestable de ces cours, combien ils contribuent à propager l’instruction parmi la population.

- Le Conseil prenant en considération l’exposé du Maire et voulant contribuer de son mieux à la disparition de l’ignorance dans la commune vote en faveur du directeur d’un cour d’adultes (Nachtschuehl).

 

- Un traitement fixe de 50 francs tant pour son traitement propre  que pour l’éclairage de la salle pendant les leçons.

- Un stère de bois de chauffage pour chauffer la salle également pendant les leçons

 

En outre, la commune attribuait annuellement 13 stères de bois d’essences diverses à l‘instituteur, 8 stères pour l’institutrice, 3 stères pour le garde forestier, 3 stères pour le bureau de la mairie

 

-          Le Conseil vote un crédit de 63 francs 10 centimes à employer à l’achat de 20 miches de pains au profit des indigents et d’un certain nombre de petits pains à distribuer aux enfants des écoles à la fête du 15 août 1867

 

 

9 août 1868

 

Monsieur le Maire expose que Messieurs les frères de Sury préfèreraient payer une fois pour toutes, à la commune, pour dégradation de chemins vicinaux par suite des exploitations de leurs bois, la somme de 1200 francs au lieu d’une indemnité annuelle…. Il ajoute ensuite qu’en achetant des rentes sur l’Etat pour cette somme, la commune n’éprouverait aucune perte, l’indemnité en question ayant été de 60 francs…..

Le Conseil Municipal, pour n’être plus obligé de réitérer à Messieurs de Sury la demande …. adhère à la proposition.

 

 

10 août 1868

 

Monsieur le Maire expose au Conseil Municipal que d’un côté, il y a dans la commune plusieurs familles qui par suite du faible produit de la dernière moisson et de la rigueur de l’hiver, se trouvent dans une grande misère, jusqu’à être privés du nécessaire, que de l’autre côté, la viabilité du chemin vicinal (actuellement route départementale) de Sessenheim à Stattmatten demande un déblai et un nivellement assez considérable, que dans cet état de chose, il propose d’organiser un atelier de charité sur ce chemin en question aux fins de procurer du travail aux pauvres pères de famille.

Le Conseil, attendu que l’exposé du Maire est fondé, vote unanimement un crédit de 500 francs pour la création d’un atelier de charité sur ledit chemin tout en priant par la présente délibération monsieur le Préfet de vouloir accorder un certain secours en faveur de cette organisation.

 

Le 9 août 1868 on renouvelle aussi la location de la pêche dans la Moder et autres eaux qui y ont leurs embouchures.

Les adjudicataires auront à se conformer scrupuleusement aux dispositions de décret de 1868 portant règlement de la pêche fluviale dans toute l’étendue de l’Empire: 

…… chaque adjudicataire est tenu de laisser libre passage le long des rives de la Moder soit pour parvenir ou pour s’en éloigner avec des nacelles (cette ‘’contrainte’’ n’a jamais été abrogée, - sic…)

Il est défendu aux adjudicataires de couper les herbes venus sur les bords de leurs lots et celles croissant dans les mares. Les seules qu’il leur soit permis de couper sont celles qu’on appelle vulgairement ‘’Fischkrutt’’ …..

 

 

28 novembre 1868

 

Le Conseil Municipal de Stattmatten étant réuni au lieu ordinaire de ses séances Monsieur le Maire Heintz met sous ses yeux le projet de plan du chemin de fer d’intérêt local de Haguenau à Lauterbourg ainsi que la circulaire du Comité qui s’est formé pour la construction de ce chemin aux fins de procurer du travail aux pauvres pères de famille.

Le Conseil, considérant que ce chemin ainsi proposé est trop éloigné, que Haguenau n’est ni le chef lieue du canton, ni celui de l’arrondissement, qu’il ne peut pas conduire pas même directement à Haguenau, qu’il ne peut pas même servir pour se rendre à Strasbourg : la promenade par la forêt de Haguenau serait trop longue et trop coûteuse, que la commune est purement agricole et n’a relation ni avec Haguenau ni avec Lauterbourg, que, bref, Stattmatten n’en tirerait moindre intérêt, refuse de prêter concours à la construction de ce chemin de fer.

 

La période allemande de la fin du 19ème siècle est très austère, il y a peu de réunions du Conseil Municipal et c’est surtout pour des questions budgétaires qu’on essaye de régler au mieux ! ! !

 

 

Après la ‘’ Grande Guerre ‘’ de 14 – 18, qui nous a pris 9 de nos concitoyens (voir liste….) nous redevenons Français ; mais l’imprégnation germanique est forte, une grande partie des délibérations sont en allemand, parfois avec des tournures et connotations alsaciennes

( exemple : nämliche = la même)

 

 

 

4 septembre 1919

 

‘’In Erwägung, dass der Beitrag der Reparaturkosten an Kirchen un Pfarrhäuser in Sesenheim 350 frs trägt, das hierfür ein krédit nicht vorhanden ist, beschliesst der Gemeinderat einstimmig einen Krédit in vorstenhender  höhe 34 votieren.’’

 

 

19 octobre 1919

 

Nach einsicht des Haus und des Kulturplans fur 1920 geschliesst der Gemeinderat einstimmig diesellen Gutzuheissen dabei den Wunsch aus ’’driekend“ etwa 50 ster ’’ Buchanholz ’’ in anbetracht des Kohlenmangels, mehr zu hauen.

 

Nämliche Sitzung

 

’’In Erwägung dass die finanzielle Lage der Gemeinde nicht als gunstig ewachtet werden kann, dass die Gemeinde aber gewillt ist, den Einwohnern des zerstörten gebiets Hilfe zu bringen, beschliesst einstimmig ( = der gemeinderat eines krédit von ) 200 Frs zu bewilligen.

 

 

Sitzung vom 24 november 1919

 

In erwägung  , dass für nachfolgende Ausgaben die nötigen krédite zu bewilligen sind und zwar:

 

1/ kosten der  Feier des Nationalfestes und der Friedensunterzeichnung durch abgabe            von Freibier an die Einvohner und das hier cantonierende Militair un Kredenzen von Ehrenwein au die Herren Offiziere: Frcs 789

 

2/ Kosten der Kohlenbeschaffung: 1050 Beschliesst der  krédit in  Vorbezeichneter Höhe zu bewilligen

 

 

 

1919:  10 décembre  élections municipales

 

HEINTZ Frédéric .....…….......Maire

HEINTZ Daniel……………………. Adjoint

HEINTZ Philippe

HEINTZ Valentin

MALLO Georges………………….. .élu secrétaire le 10 décembre

RUHR Georges

SIEGFRIED Valentin

TUSCHERER Daniel

WOLFF Georges

WOLFF Louis

 

 

24 août 1921

 

Le Maire Heintz Valentin, vorsitzende, teilt mit:

 

Dass laut Verfügung des Herrn Conservateur des Forêts vom 24.5.1921, das durch die Aufhebung der hiesigen Foersterstelle freigewordenes Gemeindeforsthauses der Gemeinde Stattmatten zu verfügung zur Versteigerung desselben auf Abbruch erteilt hat.

 

Der Gemeinderat erwägend:

 

1/ das Forsthaus nicht unbewohnt stehen gelassen werden darf, weil es sonst dem Verfall entgegen gehen würde.

 

2/ dass es aber nicht als Wohnhaus verkauft werden kann, weil es auf Gemeindewaldboden steht und dem Forstregime unterliegt und weil sich wohl schwerlich ein Kaufliebhaber finden würde, der eine den wirklichem Wert entsprechenden Preis zahlen würde.

 

3/ dass es auch nicht wernicht werden kann, weil es auf Waldboden steht und weil sich auch schwerlich Pachter finden würde, der infolge der Abgelegenheit des Hauses einen anständigen Pachtzins zahlen würde und weil zu befürchten ist, dass infolge von Reparaturen mehr Ausgaben als Einkommen erziellt würde.

 

-beschliesst einstimmig das Forsthaus nebst Nebengebäuden auf Abbruch öffentlich an den Meistbietenden versteigern lasse.

                                                                                             

 

 

à suivre..........

Liste de nos concitoyens tombés pendant la grande guerre :

 

DOCKTER Emile                             décédé le ?

SIEGFRIEDT Albert                        décédé le 2 septembre 1918

SPIELMANN Georges                                 décédé le 29 janvier 1915

SPIELMANN Guillaume                  décédé le 16 juin 1918

TUCHSCHERER Charles                décédé le 9 octobre 1915

WANDER Louis                               décédé le 1er octobre 1918

WOLFF Georges                               décédé le 12 septembre 1918

ZIMMERMANN Aloyse                  décédé le

 

 

C est dans les années 20 que notre village commence à prendre l’aspect que nous lui connaissons actuellement : les rues , les bâtiments communaux , le monument aux morts …

28 juillet 1922 - Der Vorzitzende (Heintz Valentin) teilt mit, dass er das Anstreichen der Moderbrücke auführenlassen  hat und , um am billigsten wegzukommen die Farbe, Pinsel und Bürsten  selbst angekauft hat - und das für 624 frcs.

…. In der « nämmlichen »Sitzung : betr. Obligatorische französiche Sprachkurse für junge Leute bis 18 Jahre mindestens : nach « stattgehabter » Beratung beschliesst der Gmdrt die Obligatorische Einführung dieser Französichkurse und setz « gleichzitig » eine Strafe von 0.50 frcs fest für jeden ohne Entschuldigung versäumten

Unterichtsabend, welche Strafe bei wiederholten Versäumniss erhöht werden kann

 

6 mars 1923

 

nach Kenntnissnahme … betreffend Zuschuss für das Denkmal auf dem Hartmannsweilerkopf , lehnt der  Gmrd  ab, in Erwägend, dass die hiesige Gemeinde - Stattmatten - im Laufe dieses Jahres selbst ein Denkmal für die hiesigen im Weltkrieg gefallenen Mitbürger, beschaffen will, einen Zuchuss zu dem oben genanden Denkmal ab .(einstimmig)

 

 26 mars 1923

 

Der Erlös eijnes Extraholzschlag von 120.130 festmeter von möglich viel Nutzholz, soll zum Abruch der alte Scheune vom Shulhaus und zum Neubau eines Spritzenhauses und einer grossen Remise verwendet werden.

…. In der « nämmlichen » Sitzung : … der Grt beschliest die Errichtung eines Denkmal für die im Kriege gefallenen Mittbürger, im Betrage von 3500 -4000 frcs und zwar soll ein Wettbewerb ausgeschieben werden.

 

29 juin 1923

 

Le Conseil décide d’organiser une sorte de « journée solidarité » - des précurseurs en quelque sorte …

Da die Vicinalwege vollständig ausgebaut sind , so beantragt der Grt die Verwendung eines Feiertags für die Verbesserung sämmtliche Ortsgassen und den Feldweg im Stockfeld- Freiwillige sind erwünscht…

Es wird mittgeteilt dass auf die Veröffentlichung in den « Neusten  Nachrichten »,3 Angebote bzw Entwürfe mit Kostenanschlägen zur Erichtung des Denkmal eingegangen sind :

 

        1) von der Marbrerei  in Paris

        2)von dem Bildhauermeister Herrmann August von Strasburg

        3)von dem Steinhauer Bohl in Haguenau

Der Gmrt wird die Entwürfe prüfen um die Wahl zu treffen.

- wählt das Projekt des Bilhauers Herrmann von Strasburg und beschliest demselben die Ausführung des Denkmals zu übertragen.

 

….et le 30 avril 1924 :

 

 Der Vorsitzende teilt mit dass nun das Denkmal aufgestellt ist und das sich die Gesammtkosten auf car 7130frcs belaufen - beschliesst ausdrücklich , in Anbetracht der schönen Arbeit , das die Kosten inklusiv Ehrenwein , Programs und  anderen Nebenkosten , besonders vergütet werden. - La cérémonie inaugurale fut sans doute assez discrète, aucune mention d’un  quelconque protocole ou de personnalité invitée apparaît.-

 

6 janvier 1926 :

 

 Le Conseil prend une décision qui modifie considérablement la géographie du « complexe »scolaire de l’époque, lui donnant une configuration que nous lui connaissons actuellement: «  da die alte Schulscheune sehr baufällig ist , dass die Gemeinde nirgend einen Raum hat um die Feuerspritze, der Bahnschlitten , die Waltz die im Schulhof stehen, unterzubringen, wird beschlossen die Scheune abzubrechen und eine grosse Remise zu bauen …die folgende Abteilungen erhalten soll :

 

            a)Bahnschlitten und andere Geräte

            b)Feuerspritze nebst Zubehör

            c)für das Holz des Lehrers

            d)eine Waschküche

 

….beschliesst auch , das der Schulhof mit Obstbäume bepflanzt werden soll . ( da der Schulgarten als Bauplatz benutz wird , darf die jehweilige Lehrperson  dauernde Nutzniessung dieses Obst haben, als Entschädigung).

 Le dernier de ces arbres fruitiers  - un poirier - fut enlevé en 1999 et remplacé par un Arbre à soie (Albizia dealbata)  en avril 2000

 

29 septembre 1926 :

 

In Anerkennung seiner langjährigen Dienste als Lehrer und Gemeindeschreiber beschliesst der Gdrt dem Mr Hammer anlässlich seiner Pensionierung einen Fauteuil zu schenken (285 frcs) - demselben Mr Hammer wird sein Harmonium für die hiesige Schule abgekauft ( 250 frcs) .- Mr Schierer prendra la relève en tant que Directeur d’Ecole…

 

14 septembre 1927 :

 

…. Da sich in Sessenheim eine zweite Hebamme , Tuchscherer Frédérique , niedergelassen hat , beschliesst der Gdrt den beiden Hebammen je 100frcs zu  bewilligen  als jährliche laufende Zulage. - Cette sage-femme exerça jusqu’au début des années 70 .-

 

2 novembre 1927 :

 

Der Gdrt beschliesst den Ankauf eines fahrbaren Brennkessels . Er soll jedem Bürger hiesiger Gemeinde zur Verfügung gestellt werden um in seinem Hof zu brennen…. - Cet alambic terminera sa carrière sur décision du Cseil en février 2001. -

 

19 septembre 1929 :

 

Da die Xaveribrücke über den Giessen nicht mehr verkehrssicher ist , soll der gefährliche Steg durch einen neuen , aus Beton ersetzt werden .- Die arbeiten sollen in eigener Regie ausgeführt werden .  ( Ce furent les membres du Cseil qui effectuèrent donc les travaux , ce petit pont fut détruit lors de l’extension de la gravière au courant des années 70 , ses restes traînent sous la végétation  au  nord de l’actuel plan d’eau ).

 

 5 octobre 1929 :

 

La population de Stattmatten est de 378 habitants . Il importe d’organiser un corps de Sapeurs-pompiers . « Que le corps soit organisé en une subdivision de compagnie de 22 hommes » , le Maire est chargé de l’équipement du susdit Corps « - ein Lösch-Anzug mit Gurt und ein Paradeanzug mit Ledergürtel und Kepi »

 

 

 

Les années 30 :

 

 

29 mars 1930 - Höchstgeschwindingkeit für Autos

 

Die Höchstgeschwindigkeit für Automobile in unserm Dorfe wird auf 15 km pro Stunde , für Lastwagen auf 8 km pro Stunde , festgesetzt ( un camion roulant un peu trop vite ayant emmené un coin du restaurant à l’Ancre, actuellement Résidence de la Forge!).

 

 

30 janvier 1931 Classement en route vicinale

 

« Vu que notre commune ne possède aucune route vicinale ;

* Vu qu’elle a même du acheter et entretient un chemin d’accès à la route nationale (l’actuelle départementale D468) dans la banlieue de Sessenheim ;

*Vu qu’elle doit participer aux frais d’entretien des routes vicinales sans en avoir aucune sur son territoire ;

 *Vu qu’elle doit entretenir par des prestations en nature de plus en plus lourdes les chemins vicinaux et un grand pont de fer sur la Moder dont profite surtout la commune de Fort-Louis, *Vu que les camions et automobiles, circulant de plus en plus le détériorant tellement que les moyens de notre commune ne suffisent plus pour l’entretenir dans un bon état de viabilité et de sécurité ;

*Vu que dans nombre de communes dont Sessenheim, très bien pourvues de routes on a construit à l’aide de fortes subventions des trottoirs, travail de bien moindre importance que le classement et la transformation d’un chemin en route vicinale, ce qui prouve que les crédits ne manquent pas

Emet le vœu que le chemin vicinal de Stattmatten à Fort-Louis soit classé comme route

vicinale ‘(2 620 mètres).

 

Le village n’étant pas raccordé à la départementale D468, en  séance du 4 novembre 1933 le conseil municipal autorise M. le maire à donner procuration à M. Rietsch, agent voyer cantonal à Drusenheim pour l’acquisition des terrains nécessaires pour l’aménagement du chemin rural de RN68 et Stattmatten (il n’existait qu’un sentier rural entre Sessenheim et Stattmatten).

 

 

20 juin 1931 Neue Feuerspritze

 

Da die alte Feuerspritze gebrauchsunfähig ist , eine gründliche Reparatur aber zu hoch käme, beschliest der Grt eine neue , vier Rädrige Saug und Druckspritze mit Zuberhör anzuschaffen.( Firma Gugumus, Nancy, 13.000 f.- la pompe existe encore ).

 

 

21 septembre 1931 Cours d’adultes, apprenons à parler français

 

Der Grt beschliest die Organisation von fakultativen Abendkursen ohne Begrenzung des Alters der Schüler.

Die Eröffnung der Kurse findet statt am 1.November – der Schluss ist auf den 1. März festgesetzt..

Mit der Leitung des Kurses ist beauftragt M.E.Schierer .

Die Gemeinde liefert das Schuhlokal mit Heitzung und Beleuchtung .Sie übernimmt die Bezahlung der Lehrperson, 15 F. pro Stunde , am Ende eines jedes Viertelsjahres.Die Schüler bezahlen keinen Beitrag.

 

 

14 octobre 1931 Elections municipales

 

Ont été élus en premier tour de scrutin :

Mr Metzger Georges ayant obtenu la majorité absolue a été proclamé maire et Mr Lehmann Joseph ayant obtenu la majorité absolu a été proclamé adjoint.

Les membres du conseil municipal :

Werlé, Wolff-Rengert, Mallo, Erlenmeyer, Tuchscherer, Heintz Philippe, Heintz Valentin, Wolff-Bartel/

Le secrétaire : E. Schierer

 

 

 9 décembre 1931 Hundetaxe Erhöhung

 

Die Hundetaxe soll mit Wirkung vom 1.1.1932 festfgestzt werden vie folgt:

1/ Luxus und Jagtdhunde (anstatt 10f.)        20f.

2/ Wachhunde                  (anstatt 3,75f.)      7,5f.

Die Gesamteinahme soll zu Reparaturen an  Gemeindegebäuden in 1932 verwendent warden.

 

 

A noter que la tuberculose pulmonaire touche une grande partie de la population de notre village et que la commune prend en charge une partie des frais d’hospitalisation et de cure, le reste étant payé par le centre antituberculeux de Bischwiller.    

 

 

Une classe supplémentaire à l’école

 

Séance du 4 mai 1932 :

 

« Da unter den heutigen Verhältnissen der Unterricht in einer einklassigen, überfüllten Schule immer schwieriger wird, - da der Lehrer unmöglich dieselben Résultate erzielen kann wie in 2 normalen  Klassen, - da die Zahl unserer Schüler gegenwärtig 55 beträgt und noch im Steigen ist, - da im Winter die Ueberfüllung der Klasse unhaltbare hygienische Misstände ( Schühler müssen dicht am Ofen sitzen ) verursacht, - schlägt der Grt der Schuhlverwaltung die Schaffung einer 2. Klasse vor. Eine Lehrperson die Knaben und Mädchen gemeisan unterrichtet …. Neubauten sind keine erfordelich … “-  mais il faudra par la suite transformer une aile de la maison communale pour en faire un logement d’instituteur ( actuelle BCD) – et l’amménagement d’une salle de classe ( actuellement  le CP CE1 ET CE2 ).

 

Vente au Ministère de la Guerre -  Prémices d’une catastrophe annoncée ?

 

 

Juin 1932

 

Notre commune vient de vendre au Ministère de la Guerre (sur  « demande » de ce dernier) 12 ares + 17 ares …. pour la construction d’un « Bunker «  près du pont de la Moder (la butte avec plantations, aujourd’hui).

 L’année suivante ( 1933) le Cseil prend connaissance de la pose d’une ligne téléphonique entre les fortifications par le Ministère de la Guerre – Vu que la ligne traversera

la forêt, le Cseil exige le remboursement de tous les dégâts causés

 

 

Problèmes d’aménagement de la nouvelle salle de classe

 

Après le passage de M. l’Inspecteur , M. le Sous – Préfet demande de suivre certaines directives concernant la disposition des bancs , du fourneau , du tableau …. Mais en  pratique « in situ » rien ne vaut  le bon sens et la sagesse paysanne :

« Um eine gute Heizung zu erreichen muss der Ofen an seinem jetzigen Platze bleiben » 

« die Bänke müssen so aufgestellt werden dass die Schüler das natürliche Licht von links erhalten » - «  die jetzige Aufstellung der Bänke entspricht dieser Forderung , die Schüler erhalten das Licht von links , von hinten , von rechts …. Darf das Licht NUR von links eintrete, so genügt es , die Fensterläden rechts zu schliessen … jedoch könnte die Lüftung des Saales  nicht mehr durch die auf den ruhigen Hof gehenden Fenster geschehen.Der Lehrer wäre gezwungen , die auf die Strasse gehenden Fenster zu öffnen was bei der Lage desselben Fenster allerlei Unannehmlichkeiten mit sich bringen würde.

« Der Gderat ist leider nicht von der Notwendigkeit und den Vorteilen der gefordeten

Umänderungen überzeugt “…. Et c’est le bon sens qui l’a  emporté .

 

 

 

On se connecte sur la route nationale

 

 Novembre 1933 

 

Le Conseil  charge M.Rietsch, agent voyer cantonal à Drusenheim pour l’acquisition des terrains nécessaires pour l’aménagement du chemin rural pour relier la R.N.n° 68 à Stattmatten ( l’actuel tronçon dép. 137 entre le village et le rond-point route.d. 468 – il n’existait, jusque là qu’un chemin de terre qui passait entre des vergers).

 

 

De Dreschmaschineschopf

 

Octobre 1934

 

Der Gderat beschliesst den Bau eines Schuppens für die Dreschmaschine. Nach dem Kostenanschlag der Architekten Helmlinger & Spinner belaufen sich die Umkosten auf etwa 16000 francs . – Ce hangar se situait sur l’ emplacement actuel du « Hall des Pêcheurs » - il a été démonté début des années 70 – une partie se trouve encore actuellement chez un particulier, rue de la Ferme, « in de Luxenlach ».

 

 

L’alambic communal a explosé :

 

Décembre 1934

 

Eine Explosion hat das Ersetzen des Gemeindebrennkessel erfordert. Die Rechnung belauft sich auf 1260 Francs .          

 

 

Un arrêté surprenant

 

24 août 1936

 

« Il est formellement interdit aux ambulants, forains, nomades, rétameurs, rempailleurs de chaises, vanniers etc…, et à tout véhicule de quelque nature que ce soit, de stationner sur le territoire de notre commune, sur la voie publique et sur les terrains communaux. Des écriteaux en langue française et allemande, informant les intéressés, seront apposés aux entrées et sorties des voies donnant accès dans la susdite commune .Cet arrêté entrera en vigueur le jour de sa publication. »

 

 

 

 

 

Adjudication de la Pêche

 

 Oktober 1937

 

Les lots de pêche sont de cinq, répartis comme suit :

Lot 1: der Wilde Giessen

Lot 2: Uebrige Gdegewässer im Walde

Lot 3: Moder Brücke bis Auenheimerbann

Lot 4: Moder Brücke bis Süry’sche Scheydt

Lot 5: Moder oberhalb Süry’sche Scheydt

-          à noter une clause intéressante concernant les «  Schilflose* » : il est stipulé dans le contrat de location : « Langs der Moder muss de Pächter einen Lauf bzw Leimpfad dulden damit alle in dem betreffende Lose fischberechtigten Personnen zirkulieren und ihre Fischerei ausüben können.

 

-          …et c’est l’Association de Pêche de Schiltigheim qui remporte l’adjudication. 

 

-     les Schilflose étaient les roselières  réparties de part et d’autre des berges de la rivière sur les terrains communaux ; elles étaient louées aux particuliers, les roseaux fauchées en hiver pour les litières des animaux et au mois de mai, les jeunes pousses comme fourrage. Cet entretien régulier des rives était extrêmement bénéfique pour le fraie des poissons lors des crues printanières.

 

 

 

Goudronnage de la rue principale

 

Mai 1938

 

Der Gderat beschliesst die Hauptstrasse des Dorfes teeren zu lassen . Er ermächtig den H. Maire die arbeiten und Lieferungen freihändig zu vergeben … (13.117 FRCS)

 Une 2ème couche sera nécessaire et  la réception des travaux se fera en mai 1939

 

 

Signes annonciateurs …

 

Juillet 1938 

 

Une circulaire du Ministère de la Défense  préconise l’achat pour toute la population civile de masques à gaz… Mais : “Der Gdrat beschliesst sie nach und nach anzuschaffen ,doch ist es dringend je 1 Maske für den H.Maire, den H.adjoint,den Gemeindeschreiber,den Gemeindediener, den Feldhüter und 5 Pompiers anzuschaffen ….

13 février 1939 , il faut acheter sur conseil du Plan de Défense Passive « eine Müsette de Premier Secours ».

 

Printemps  1939 :

 

on installe le chauffage central dans l’église protestante de Sessenheim, notre commune y participe, bien sûr financièrement, mais on organise également une loterie et une quête.

 

 

La grande menace…

 

Suit alors une période probablement fort agitée, le Conseil siège encore le 9 Août 1939 à la Mairie de Stattmatten  et la séance suivante a lieu le 6 Mai 1940 à Champnétery en Haute -Vienne où la population de notre village avait été évacuée.

Le Conseil délibère essentiellement sur des questions très matérielles afin de subvenir aux besoins de premières nécessités : les déplacements à Limoges pour la « régularisation « des papiers, les cantines scolaires, des vêtements chauds (in Interessen der Réfugiés bei dem Holen der Wintersachen) et…la location de la Mairie à Champnétery.

 

 

Il existe de cette période troublée deux registres de délibération, un premier qui fait mention des deux séances tenues en Haute-Vienne, un autre qui débute le 14 juin 1937, reprenant à l’identique les rapports de séance du premier, sauf les deux tenues dans le Limousin et reprenant au village (sic) le 22 février 1941 avec une écriture quasi illisible…

 

Il n’y a plus de liste détaillée en début de séance, uniquement la mention : « Anwesend : Alle ».

 

 

 Janvier 1942

 

On revient à des questions plus « rustiques » : Stier, Eber, Ziegenbock haltung subventionné par la commune, le « fronen » , le loyer de la « Lehrerwohnung », Schwartzwildschaden, l’abattage du « Pflaumenbaun im Schulhof et son remplacement…

 

    

Le 4 Avril 1942 un seul point à l’ordre du jour :

 

« Ubergabe der Amtsgeschäfte an den neuen Bürgermeister

H.Metzger eröffnet die sitzung. Er teilt mit, dass er auf Rücksicht auf seine Gesundheitund die vielen Arbeiten seiner Landwirtschaft, sein Rücktrittgesuch eingereicht hat.H.Wolff ist sein Nachfolger. Er dankt dem Gderat für seine Mitarbeit und übergibtH.Wolff die Amtsgeschäfte.

H.Wolff dankt dem Altbürgermeisterfür die geleisteten Dienste und überreichtihm als Geschenk einen Sessel…. Er hofft, dass auch in zukunft der Gderat und der Bürgermeister in freundschaftlichem Geiste zusammenarbeiten mögen.

 

 

 

Après la guerre, on bouche les trous

 

Octobre 1945 – Remblayage des tranchées : chaque cultivateur fera le remblayage des tranchées (Schützengräben) laissées par la guerre, après en avoir déclaré le métrage à la Mairie. L’ordre de commencer les travaux sera donné après vérification.

 

Salaire du sonneur : pour le jeune homme ayant mission de sonner la cloche (du clocheton de l’ancienne Mairie) pour l’école, le midi et l’angélus, ainsi que le remontage de l’horloge le C.M. lui alloue la somme de 1000 frcs par an (anciens francs – bien sûr !)

 

 

Noël, Noël :

 

Décembre 1945 – «  il a été décidé ce qui suit : création d’un comité local pour l’organisation de la fête de Noël qui sera composé comme suit : Madame Duprat, adjointe, l’institutrice mademoiselle Pulfermuller, l’instituteur monsieur Oser. Une collecte sera faite auprès de la population pour permettre d’offrir des petits pains et des gâteaux aux enfants ; » - (cette collecte dépassera toutes les espérances et ce sera une belle fête- discussion sur divers petites choses sans importance et choses courantes lors du  conseil suivant).

 

Une bonne occasion :

 

L’ancien instituteur Monsieur Rohé ayant quitté la commune pour des « raisons politiques hitlérienne », sa femme nous ayant proposé de vendre l’harmonium étant encore dans la classe ; après discussion le Cseil a approuvé et accepté l’achat de cet instrument  qui est nécessaire pour faire chanter les enfants des écoles. Le prix étant fixé à 3000 frcs a été accepté par le Cseil (30 frcs).

 

On a déjà donné !

 

Après avoir passé en revue les différentes quêtes faites auprès de la population de novembre à décembre 1945 à savoir : Noël de la Libération pour les Sinistrés, Réfugiés, vente de Médailles en carton pour les Goumiers*, vente de timbres anti- tuberculeux  souscription nationale pour un monument franco – américain et en plus, quête pour la commune en argent et nature pour la fête de Noël des enfants… le Cseil fait ressortir que notre commune étant elle- même sinistrée , ne peut pas pendre à la porte de la population en demande d’aumône ; à l’unanimité il a été voté qu’il ne sera plus fait de collecte . La municipalité versera elle –même la somme de 300 frcs (3 frcs !?) pour les rajouts d’inscriptions sur le monument aux morts des victimes de la guerre 1939-45.

 

* les Goumiers étaient des militaires recrutés par la France au Maroc de 1908 à 1956.

 

 

ALERTE  AUX DORYPHORES

 

Séance du 25 avril 1946 :

Machine contre Doryphore : il a été décidé d’acheter pour le lien communal une machine à moteur pour lutter contre le Doryphore, cette machine coûte dans les 30.000 frcs (anciens francs). – n.d.r. : l’invasion de cet insecte qui anéantit les Solanacées, en particuliers la pomme de terre, était directement liée à la guerre : ce coléoptère  est arrivé des U.S.A. en Europe avec l’armée américaine ; le seul moyen de lutte à l’époque était le D.D.T. qui a eu sur l’Homme et son environnement des conséquences désastreuses…. 

Cette machine sera montée sur pneumatiques en 1951.

 

 

Premier stade 

 

Séance du 14 mai 1946 :

 Après proposition de M. Oser - instituteur – et de M. Duprat, les conseillers et M. le Maire ont accepté à ce que le terrain sportif scolaire soit installé au bord de la Moder, sur une partie du terrain communal au lieu-dit Stein.

n.d.r: ce terrain servira surtout de terrain de football et ceci jusqu’en 1957.

 

 

Passage au tabac :

 

Séance du 4 février 1947 :

 Après discussion et constatation du nombre croissant de Planteurs de tabac, il sera fait une demande pour un hangar (séchoir à tabac) de toute urgence. (Ce grand hall en bois fut édifié au nord de notre village à l’emplacement actuel du stop  de la rue principale et de la route de contournement, et sur une partie du jardin du n°1 rue principale – il fut rasé au cours des années 60). 

 

Ne quittez pas on vous demande !

 

Séance du 20 mai 1947 :

Le C.m. est d’accord pour verser une indemnité  à M. Heintz Emile (propriétaire du restaurant A La Couronne) pour frais de dérangement occasionné par la cabine téléphonique sise au restaurant pour le compte de toute la Commune …

(les appels arrivaient à cette cabine et « on » allait prévenir la personne, si le correspondant restait en ligne, c’était tant mieux, sinon il fallait rappeler en passant par l’opératrice de « l’Inter » - le portable nous a quand même simplifié la vie ! n.d.r.).

 

Séance du 4 Juillet 1947 :

Sur demande des cultivateurs, il sera demandé des renseignements pour installations du Courant Electrique pour le hangar de la batteuse communale (emplacement actuel du Hall des Pêcheurs). Une extension de ce hangar sera programmée en 1952 pour abriter cette installation.

 

 

Nouveau Conseil Municipal

 

Séance du 27 Octobre 1947 :

« Sous la Présidence de Mons. Metzger Edouard, Maire, la séance a été ouverte, l’appel nominatif a été fait ; et a donné lecture des résultats constatés aux procès verbaux des Elections du 19 Octobre 1947 et déclare installer M.M. Metzger Edouard, Heintz Frédéric Christian, Dockter Georges Mallo, Halm Albert Henri, Metzger Albert, Voelckel Martin, Wolff Emile (père), Marchand Ferdinand, Erlenmeyer Emile (père), Metzger Emile, Mochel Georges ». 

Le Conseil a choisi M. Duprat André comme secrétaire.

Metzger Edouard  est réélu maire et Erlenmeyer Emile élu adjoint au maire.

 

 

 Le Rhin sous surveillance

 

 Séance du 5 décembre 1947 :

Pour surveiller les digues lors des crues fréquentes du Rhin, le Conseil a nommé 16 personnes « voir la liste dans les archives ».

 

Un voyage à Paris

 

12 Août 1949 :

Une bourse sera accordée pour un voyage à Paris ; ayant 4 élèves méritant, les enfants tireront au sort pour savoir celui qui aura droit à ce voyage payé par la Commune. Le Conseil a voté un crédit de 4000 frcs (anciens).

- on ne connaît pas les noms de ces 4 élèves- (n.d.r.)

 

Cinéma

 

28 février1950 :

«   A la demande de M. l’Instituteur et sur proposition de Mons. Le Maire qui après avoir donné connaissance au Conseil de la réception de crédit alloué en Dommage de Guerre (250.000 frcs – anciens !) pour l’achat matériel enseignant et scientifique soit 125.000 anc. Frs décide l’achat d’un appareil cinématographique » … c’était, en fait, un projecteur qui a fait une longue carrière et de belles soirées aux jeunes de la  « Nachtschuhl »( les cours post-scolaires) avec des films dont certains se souviennent peut être :Stan Laurel et Oliver Hardy- Il est minuit Docteur Schweitzer- Crin Blanc- Joody et le faon – Zorro….

 

En 1951 on refait l’éclairage public et le « portail grille » de l’Ecole Mairie doit être réparé suite à « un incident » ….

 

Piano et dommages de guerre

 

Octobre 1951 :

 L’harmonium acquis après la guerre ayant rendu l’âme, « M. l’Instituteur demande son remplacement. Le C.M. ayant examiné le dossier a constaté qu’il était possible d’accepter la demande d’achat d’un instrument musical, et comme il reste des crédits de Dommage de Guerre disponibles, donne son accord pour le remplacement de l’harmonium par un piano ayant, en plus, une institutrice musicienne » (madame Nussliker- qui partira en 1952)…

 

    

Parure ducale

 

Octobre 1952 :

 A la demande de M. le Maire, le Conseil Municipal vote un crédit de 2400 frcs (anciens) pour l’achat d’une « parure Ducalle » pour la voiture du « Corbillard communal ».En effet, les enterrements de nos administrés défunts se faisaient à partir de leur domicile sur ce corbillard poussé par des volontaires et le cortège funèbre cheminait croix devant de Stattmatten à Sessenheim.

 

Novembre 1956

Les premiers colis de Noël !

« Le Conseil  Municipal décide d’offrir à chacun des vieillards de la commune un paquet de Noël. Il établit la liste de ces vieillards, dont le nombre s’élève à 14, et décide de consacrer , pour  l’achat d’oranges, tablettes de chocolat et pains d’épices devant constituer lesdits paquets, une somme de 7162 f. (anciens francs )

 

                                                                                      

Séance du Conseil Municipal du 17 Avril 1957 :.

M. le Maire informe le C.M. que son collègue de Stollhoffen/Baden lui a écrit que le Conseil Municipal et quelques autres personnalités passeront le 1er Mai 1957 à Stattmatten à l’occasion d’un voyage en Alsace. Il propose une réception cordiale et demande d’établir un programme convenant à cette occasion. Le C.M. décide d’accueillir la vingtaine de personnes dans la salle du Restaurant à la Couronne, de faire visiter ensuite le village, de retourner au Restaurant à l’Ancre, puis d’accompagner les invités au Musée de Goethe à Sessenheim. Des sandwiches seront préparés par des jeunes filles de la commune pour être servis au courant de la matinée.

 

 

Séance du 22 juin 1957 …

 Le Maire de Stollhoffen ayant offert à la Commune, lors de la rencontre du 1er Mai, un tableau d’art de Heinz Glöckner,(ce tableau a été retrouvé abîmé au grenier de la Mairie, restauré par mes soins (J.J.M.), il décore de nouveau  la salle de mariage), le Conseil décide d’offrir à son tour un cadeau à la Municipalité de Stollhoffen ; ce cadeau qui sera offert lors du voyage du 21 Juillet 1957 devra consister en deux vases d’art de Betschdorf ; son prix ne devra pas excéder le montant de dix mille francs …

 

 

Août 1957

Un autre terrain de foot

En 1948 l’A.S.Stattmatten loua des parcelles au lieu-dit Krautgaerten (« S’Griet ») destinées à servir de terrain de sport pour ledit club et pour l’école primaire, l’officiel  étant au Stein depuis 1948. 

« Cette location était promue et approuvée par la Municipalité. »

« En 1955, l’A.S.S. se déclara en non-activité et autorisa un particulier, contre paiement d’une certaine somme, à utiliser le terrain à son gré. Mais, ce particulier n’autorisant plus la jeunesse à pratiquer le sport sur le terrain, M. le Maire demande que ce terrain reste réservé aux sportifs et écoliers de la Commune. »

On procéda  donc à l’échange de parcelles, « les usufruitiers obtenant une autre parcelle d’une superficie à peu près équivalente. Pour cela, le Stiergut actuellement abandonné* sera arpenté et les parcelles encore manquantes seront prises du Koepfelstueck »…

« Le terrain de sport devient terrain municipal, sur lequel le club de football- s’il revenait en activité-, les écoliers et la jeunesse de la commune auront le droit de pratiquer les sports à tout moment et sans rien payer. »

Ce terrain est l’actuel stade avec son « club house » … à noter que les buts étaient dans le sens de la largeur actuel – son accès se faisait entre deux jardins par un passage qui devint la rue du Stade, une buvette se tenait lors des tournois le long des vergers à l’arrière des maisons de la rue Principale et les « vestiaires » étaient au Restaurant à l’Ancre,-les « Forges » d’aujourd’hui… 

 

*le Stiergut étaient des parcelles communales réservées au maintien du taureau communal ; dans les années 50, le nombre de vaches est en baisse constante et l’insémination artificielle de plus en plus pratiquée (le nombre de saillies a passé de 106 à 36 en trois ans- il fallait, en plus, payer une taxe de saillie – 1000 anciens frs-), la municipalité décida de supprimer la tenue d’un taureau, ce qui libéra ces parcelles.

 

On veut  garder le cinéma !

Janvier  1958

Protestation contre l’interdiction de projeter des films de 35mm dans la salle du Restaurant à la Couronne

« A la suite de la décision de la S/Commission Départementale de Sécurité, M. le Maire a été contraint d’interdire la projection de films  « A la Couronne ».Cette décision a causé une vague de protestation et de colère parmi la population. »

Le C.M., examinant à fond cette question, constate que :

-les aménagements ordonnés pour la sécurité des spectateurs ont été intégralement effectués

-des séances cinématographiques ont eu lieu régulièrement et sans danger dans ladite salle

-ces séances de films constituaient dans notre commune où n’existe aucune société (association- n.d.r.), l’unique distraction de la population.

-cette interdiction en question prive la Commune de la taxe sur les spectacles …

-les spectateurs habituels n’ont pas de moyen de transport pour se rendre à Soufflenheim ou Drusenheim, possédant une salle de cinéma permanente et sont donc voués à rester à l’écart de l’activité cinématographique à titre de non-privilégiés.

Il décide : de protester avec véhémence, au nom de toute la population, contre cette interdiction arbitraire, de demander à M. le Préfet l’autorisation de projection…

De demander, le cas échéant, l’intervention des députés ou si nécessaire, du Ministre de la Culture, pour rendre à la population le droit d’assister à des séances de films, droit qui devrait être le même pour tous les citoyens français. »

… mais tout cela n’a servi à rien : il n’y eu plus de projections à partir de l’année suivante et …les premières télévisions firent leur apparition !

 

Mars 1958

Banquet à l’occasion de l’achèvement du pont de la Moder.

Le C.M. décide d’offrir un repas aux ouvriers venant d’achever le nouveau pont de la Moder. Ce banquet aura lieu le 3 avril au Restaurant Heintz, « à la Couronne » .MM. les Ingénieurs des Ponts et Chaussées, Ludwig et Bitz,  y seront également conviés. « Les frais seront réglés avec le montant versé par l’entreprise effectuant la construction du pont et qui  utilise une quantité assez importante de gravier provenant du terrain communal »  (qui deviendra l’étang du Stein).

 

Mars 1959

Elections municipales

M. Edouard Metzger est réélu maire de notre commune et M. Emile Erlenmeyer réélu adjoint.

 

Mai 1959

Local demandé pour installation frigorifique.

« M. le maire informe le C.M.qu’un groupe de cultivateurs a décidé de constituer une coopérative dont le but est la création d’une installation frigorifique comme il en existe déjà dans plusieurs communes, et que ce groupe lui a demandé si la commune pouvait mettre, le cas échéant ( ?!?), un local approprié à sa disposition.

Le C.M. reconnait l’utilité de cette installation de laquelle pourraient profiter tous les habitants de la commune. Il décide que la remise servant à abriter l’alambic serait mise à la disposition de cette coopérative. (A l’époque, les congélateurs étaient très rares et il n’y avait pas encore de réfrigérateur dans tous les foyers ; la démarche de cette coopérative ouvrait  une grande porte à la conservation des  aliments et des facilités pour les ménagères.)

 

Remplacement temporaire du  secrétaire de mairie

En l’absence de M. Oser, hospitalisé, le  Maire a chargé M.Werlé Gilbert, instituteur à Stattmatten, à effectuer à titre provisoire les travaux de secrétariat de mairie.


Juillet 1959

Agrandissement du terrain de foot

M. le Maire (M. Metzger Édouard) informe que les dimensions du terrain de sport sont trop restreintes pour la pratique convenable du football et que le comité de l’Association a sollicité l’agrandissement dudit terrain (il sera disposé dans le sens actuel, en plus grand).

Ecole primaire

M. le Maire rend compte de la visite récente de M. le Sous-préfet et déclare que ce dernier a critiqué l’état actuel du «nouveau» bâtiment scolaire, des installations «hygiéniques» et des tableaux noirs de la grande classe. Il reconnaît le bien-fondé de ces critiques et demande que les travaux d’entretien et acquisitions souhaités par M. le Sous-préfet soient effectués aussitôt que possible. Le C.M. approuve les travaux et acquisitions, à savoir la peinture de la grande salle de classe (extérieur), des w.c. l’achat d’un tableau noir moderne (les anciens se souviendront de ce tableau double en guillotine).

Février 1960

Taxe sur les chiens

Le C.M. décide la perception de cette imposition et fixe le taux de cette taxe à 0,60 NF pour les petits chiens et 3 NF pour les grands - en 1962 cette taxe passera à 3 NF et 15 NF !

Décembre 1960

Démission du garde - champêtre - cantonnier et nomination de son remplaçant : M. le Maire informe le C.M. que M. Kiefer Alphonse, garde-champêtre, appariteur et cantonnier depuis le 1er juin 1941, a donné sa démission pour des raisons de santé. Dans sa délibération, le C.M. déclare que «la fonction de garde-champêtre et de cantonnier ne s’impose plus dans notre commune et doit être supprimée» et propose la nomination de M. Nold comme appariteur. (L’évocation de ces «personnages» rappelleront sûrement des souvenirs d’enfance à certains d’entre nous).

Novembre 1961

Garage à vélos

M. le Maire «informe le C.M. que la commune de Sessenheim a décidé la construction d’un garage pour vélos à proximité de la gare de ladite commune, signale que plus de cinquante personnes de notre village se rendent chaque jour à la gare pour se rendre à leur lieu de travail et que leurs véhicules sont exposés toute l’année aux intempéries». Le C.M. délibère et décide

l’acquisition d’un garage entier, métallique, et la moitié d’un garage avec râtelier, acheté en commun avec la commune de Dalhunden.

Mai 1962

L’Or du Rhin

Projet de création d’une gravière : M. le Maire rend compte des divers entretiens avec plusieurs personnes au sujet de la création d’une gravière sur notre ban communal ; «vu la grande importance de cette question au point de vue financier, le C.M. donne son accord de principe et charge M. le Maire d’entreprendre toutes les démarches nécessaires pour la réalisation du projet».

(ce sera un feuilleton à rebondissement qui durera de nombreux mois, même si à l’époque on n’avait pas besoin de faire une enquête publique).

Juillet 1962

Que la lumière soit !

Le Comité de l’A.S. Stattmatten a sollicité la Commune pour l’attribution d’une subvention lui permettant de compléter l’équipement nécessaire (main courante) et l’installation de l’éclairage sur le terrain de sport. Après délibération, «vu que l’A.S.S. est l’unique société sportive (qui existe depuis 1945), qu’elle n’a jamais obtenu de subvention, que son rôle éducatif est indéniable et mérite d’être soutenu, que l’installation de l’éclairage sur terrain est indispensable pour permettre un entraînement régulier des joueurs, le C.M. décide à l’unanimité, l’attribution d’une subvention de 500 N.F.

Création de la gravière

La construction des installations devrait être terminée en septembre de cette année. Les surfaces devant être exploitées ont été examinées quant à la valeur en gravier. Le contrat avec l’exploitant n’est pas encore signé, les entrevues avec le Sous- Préfet et M. l’Inspecteur des Eaux et Forêts ont abouti : la Commune devra reboiser «une surface approchant autant que possible

celle qui sera mise en exploitation», affaire à suivre !


En décembre de la même année, tout se complique :

le contrat n’est toujours pas signé, une offre bien plus intéressante «d’une firme allemande de Francfort», la construction de la route menant à la future gravière, le déboisement sans délai de la forêt, et à venir, une menace de procès pour rupture de contrat. La situation se complique sérieusement pour enfin trouver une finalisation en avril 1963 : le contrat est signé avec la

Sté de Carrières et Sablières de Boulay, contrat suivi de nombreux avenants…

Janvier 1963

Naissance du quartier Nord-Ouest

Création d’un lotissement pour construction de maisons d’habitation : M. le Maire déclare que la dépopulation constante de la commune constitue un danger d’une gravité exceptionnelle pour l’avenir du village, et qu’il a étudié ce problème afin de trouver une solution urgente et effective. Il expose comme suit la situation telle qu’elle se présente :

«Depuis 1945, une vingtaine de jeunes familles locales la quitté la commune, vu l’absence de logements et de terrains de construction, toutes se sont installées dans d’autres communes. Actuellement, le village ne compte plus que 325 habitants contre près de 500 il y a un siècle,

et ce nombre ne cesse de diminuer. Sept autres familles ont fait une demande de terrain de construction, et se sont décidées à construire en dehors de Stattmatten si on ne pouvait pas les satisfaire».

L’impossibilité de leur donner satisfaction découle de deux causes qui constituent littéralement un danger mortel pour l’avenir du village :

La présence d’un ouvrage militaire, bien que ne formant plus qu’un amas de ruines, près du pont de la Moder. Elle ne permet la construction que dans un polygone crée par l’autorité militaire, mais cela sous des conditions qu’une personne sensée ne peut accepter (s’engager à démolir sa maison en cas de conflit, sans droit, ni dommage). La structure néfaste du ban communal : vers l’Ouest, les maisons se dressent à la limite entre le ban de Stattmatten et Sessenheim, de sorte qu’il n’existe pas de terrain de ce coté. Vers l’Est, les zones de servitudes condamnent toute construction. Vers le Sud et le Nord, l’isolement serait trop grand et le sol, soit qu’il appartienne à des privés, soit qu’il soit marécageux, ne peut convenir.

Les pourparlers avec Sessenheim pour l’acquisition de terrains limitrophes ont échoué et cette commune a même essayé d’attirer sur son ban les 7 familles de Stattmatten avec moult promesses pour accéder à leurs désirs.

Décision fut prise lors de cette séance de créer le lotissement du «Gruet» en le déclarant d’utilité publique avec la création de la rue desservant ce quartier, elle deviendra la «rue des Roses».

Octobre 1963

Sous couvert

Acquisition d’un abribus : »pour les écoliers et travailleurs devant prendre régulièrement le car près du carrefour de la route nationale avec la route vers Sessenheim à 500 m. du village, il n’existe aucun abri leur permettant de se protéger contre les intempéries. Cela a déjà causé de graves préjudices à la santé de quelques enfants. Après cet exposé, M. le Maire déclare avoir fait les démarches nécessaires pour la construction d’un abribus et, avec l’autorisation de la commune de Sessenheim rien ne s’opposerait, si le C.M. l’autorise, à l’installation du susdit abri le long du CD 137 » … (actuel emplacement de la maison de M. Schrenck).

Tout droit vers le Rhin (la gravière)

Lors de la même séance : «À la suite de la création de la gravière, la route vers Fort-Louis, sur laquelle ne circulaient que des attelages, des tracteurs, des voitures se rendant dans les champs ou le dimanche quelques pêcheurs, va connaître une circulation intense (surtout des camions chargés de gravier). Or, cette route n’est en réalité qu’un chemin étroit, tortueux, dont l’usage constitue un danger permanent et toujours croissant…

Après ces explications, M. le Maire informe le C.M. que la Sté de la gravière s’est déclarée prête à construire une nouvelle route, droite et large de 6 m, partant des «Mittelste Neuen» et aboutissant à la gravière. Le C.M. donne évidemment son feu vert à cette réalisation «qui s’impose depuis longtemps». C’est l’actuelle route vers le Rhin.

 

A suivre…